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avefjunior urgence vétérinaire

Comment devient-on Vétérinaire ?

Vous avez toujours voulu être vétérinaire ? Devenir le médecin des animaux vous fait rêver mais vous avez souvent entendu que les études étaient longues et fastidieuses ? Même si, il est vrai qu’on ne devient pas vétérinaire par hasard, c’est néanmoins possible avec beaucoup de travail et une vraie passion.

Des études longues mais enrichissantes

Le parcours Bac S et classe préparatoire : la voie royale

Pour débuter des études de vétérinaire, il vaut mieux avoir un attrait pour les matières scientifiques. Mathématiques, biologie, physique… Les étudiants sortant d’un Bac Scientifique seront donc avantagés par les connaissances qu’ils auront apprises par le passé, et peuvent intégrer la Prépa « BCPST » : Biologie, Chimie, Physique et Sciences de la Terre ; ou bien la prépa « TB » : Technologie et Biologie.

Celles-ci durent 2 ans et préparent au concours A de Docteur Vétérinaire, permettant  d’accéder aux Ecoles Nationales Vétérinaires (ENV).

Ces classes préparatoires sont le moyen le plus « simple » d’accéder aux ENV, en effet elles représentent 465 places sur les 600 offertes par les quatre écoles réunies.

Mais il ne faut pas oublier qu’un travail opiniâtre vient à bout de tout. Car même si, sans prépa BCPST ou TB, la voie ne semble pas toute tracée, il existe des admissions parallèles à ces quatre écoles.

Le parcours Bac + 2 et concours : la voie de la deuxième chance

Bien que les taux d’admission soient moins importants que ceux obtenus en sortant de prépa, il est possible d’intégrer une ENV après avoir obtenu un Bac + 2.

Les concours B, C, D et E, représentent à eux quatre 148 places. Ils sont accessibles, dans l’ordre :

  • Après l’obtention de certaines licences professionnelles scientifiques
  • Après l’obtention d’un Brevet de Technicien Supérieur Agricole (BTSA), d’un Brevet de Technicien Supérieur (BTS) Analyse de biologie médicale, ou d’un Diplôme Universitaire de Technologie (DUT) Génie biologique.
  • Aux titulaires du diplôme d’Etat de Docteur en médecine, chirurgie dentaire ou pharmacie.
  • Aux étudiants de l’Ecole Normale Supérieure de Lyon ou de Paris Saclay qui, lors de la session précédente, étaient sur la liste principale du concours A.

Quelque soit la voie d’admission choisie, le candidat ou la candidate faisant partie des 9 à 21% sélectionnés, pourra intégrer une des quatre Ecoles Vétérinaires en France, celle de Maisons-Alfort, de Toulouse, de Nantes ou enfin de Lyon. Les frais de scolarité sont d’environ 2500€ par an.

Une formation et un travail de passionné

Une fois l’Ecole Vétérinaire intégrée, la formation dure 5 ans, répartie entre enseignements théoriques et pratiques. Les quatre premières années constituent la formation initiale. Elles sont complétées par une année d’approfondissement, c’est là que la spécialisation s’effectue.

Les étudiants ont le choix entre le secteur professionnel des animaux de compagnie, des animaux de production, des équidés, de la santé publique vétérinaire, de la recherche ou de l’industrie.

Les vétérinaires sont donc formés à être pluridisciplinaires (généraliste, dentiste, mais aussi pratiquer la chirurgie ou la radiologie), et polyvalents (animaux domestiques ou sauvages, exercer en ville ou à la campagne… etc).

Le cursus en ENV, une fois validé, ouvre la voie à la soutenance de la thèse de Doctorat Vétérinaire. C’est une fois ce diplôme obtenu que les étudiants deviennent vétérinaires et peuvent ensuite avoir le choix entre divers métiers.

L’Ordre des Vétérinaires classe les principaux domaines professionnels au nombre de trois (la santé et la protection des animaux, la sécurité sanitaire des aliments et de santé publique, la préservation de la faune et de l’environnement).

Les métiers qui découlent de ces domaines sont très variés :

  • Vétérinaire praticien
  • Vétérinaire conseil dans les élevages en filière organisée
  • Vétérinaire inspecteur
  • Vétérinaire directeur d’un laboratoire public
  • Vétérinaire biologiste
  • Enseignant chercheur des ENV
  • Vétérinaire dans la recherche scientifique
  • Vétérinaire de l’industrie pharmaceutique

Et la liste n’est pas exhaustive, il existe une multitude de métiers vétérinaires, plus ou moins connus du grand public.

La pratique de la médecine vétérinaire

Grâce à la reconnaissance du diplôme par L’Association Européenne des Etablissements d’Enseignement Vétérinaire (AEEEV), le praticien peut exercer son métier en France mais également dans toute l’Union Européenne.

L’insertion professionnelle post-études se fait rapidement, les jeunes diplômés intègrent le monde du travail dans divers secteurs. Ils sont environ 47% à choisir d’être Docteur vétérinaire pour les animaux de compagnie par exemple ; ou encore 14% à s’occuper des bovins, ovins et autres animaux de production.

Même si la plupart des vétérinaires s’installent en libéral, la diversité des métiers entraîne une pratique toute aussi élargie.

En effet, on pense moins souvent aux vétérinaires des parcs zoologiques, des parcs naturels, les vétérinaires experts, ceux qui se spécialisent dans telle ou telle faune sauvage, mais aussi les vétérinaires des armées.

Niveau salaire, le vétérinaire commence sa carrière en gagnant plus ou moins 3000€ en libéral. Les salaires seront un peu plus bas pour les praticiens et praticiennes débutants de la fonction publique (environ 1700€).

Le métier de vétérinaire est donc difficile d’accès de part sa grande sélection aux concours, par la densité des apprentissages, et il l’a été d’autant plus pour les femmes. La profession a longtemps été uniquement masculine, les femmes étant plus encouragées à être des assistantes vétérinaires. Mais le développement progressif du nombre d’étudiantes dans les Ecoles Vétérinaires a doucement inversé la tendance. En 2010, les hommes représentaient encore 60% des praticiens, mais la parité homme-femme a été atteinte en 2017 avec 9119 hommes et 9119 femmes recensés au 1er février de cette année. C’est assez rare pour être noté, les métiers vétérinaires sont donc riches académiquement, professionnellement mais aussi humainement.

Un bon ou une bonne vétérinaire, en plus d’être passionné par les animaux, est une personne disponible, réactive et doit avoir confiance en soi et en son travail.